Apprendre à se traiter avec amour : ce que la nourriture essaie parfois de compenser

  • Aimer pour être heureux
  • 31 Janvier 2026
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Apprendre à se traiter avec amour : ce que la nourriture essaie parfois de compenser .

En février, on parle beaucoup d’amour. De celui que l’on donne aux autres. De celui que l’on attend parfois en retour.

 

Mais il existe une forme d’amour dont on parle très peu : celui que l’on se donne à soi-même.

 

Beaucoup de femmes que j’accompagne donnent beaucoup.

  • Elles tiennent.

  • Elles s’adaptent.

  • Elles font de leur mieux.

 

Et pourtant, quand il s’agit d’elles, quelque chose se durcit. Le corps devient un problème à corriger quand à la nourriture, elle se transforme en un terrain de lutte.

 

Alors parfois, sans vraiment comprendre pourquoi, la nourriture devient un refuge. Une manière de s’apaiser et de compenser ce qui n’a pas trouvé d’autre espace pour s’exprimer.

 

Ce n’est ni un manque de volonté et encore moins un défaut. En revanche, c’est souvent le signe qu’il est temps de se traiter avec un peu plus de douceur.

 

Dans cet article, je te propose de regarder ta relation à la nourriture autrement :non pas comme un problème à régler, mais comme un message intérieur à comprendre.

 

 

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1.Pourquoi manger apaise… mais seulement temporairement

 

Si manger calme, réconforte ou soulage sur le moment, ce n’est pas un hasard.
Ce n’est pas non plus un manque de maîtrise.

 

Des chercheurs ont montré que l’interconnexion entre nos émotions et notre comportement alimentaire est bien réelle : dans des situations de stress, de fatigue ou d’émotions intenses, nous pouvons manger même en l’absence de faim physiologique.

 

Ce lien efficace est scientifiquement reconnu : La nourriture devient alors une réponse émotionnelle plus qu’un besoin biologique.¹

 

Lorsque nous vivons une émotion intense comme du stress, surcharge mentale, tristesse, par exemple,  le cerveau cherche rapidement une solution pour faire baisser la tension interne.


Et la nourriture fait partie des réponses les plus accessibles et efficaces à court terme.

 

Les études en neurosciences montrent que la consommation d’aliments, en particulier riches en sucre ou en gras, active les circuits de la récompense dans le cerveau.


Cette activation entraîne la libération de dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans les sensations de plaisir et d’apaisement.

 

Le résultat est que pendant un court laps de temps, la tension émotionnelle diminue.

 

C’est précisément pour cette raison que l’on parle d’alimentation émotionnelle.


Non pas parce que la personne “mange ses émotions” par faiblesse, mais parce que la nourriture devient un outil de régulation émotionnelle.

 

Les chercheurs observent que ce mécanisme est particulièrement fréquent chez les personnes :

  • exposées à un stress chronique
  • très sollicitées mentalement
  • habituées à tenir, à gérer, à ne pas exprimer leurs émotions

 

Autrement dit, chez des femmes qui donnent beaucoup… et s’oublient souvent.

 

Le problème n’est donc pas que cette stratégie existe. Le problème, c’est qu’elle ne fonctionne que temporairement.

 

Une fois l’effet apaisant passé, l’émotion initiale est toujours présente, et en plus très souvent  accompagnée de culpabilité ou de découragement.


Et le cerveau, fidèle à ce qu’il connaît, proposera à nouveau la même solution.

 

Ce cycle : émotion → nourriture → apaisement bref → retour de la tension, n’est ni une faiblesse, ni un échec.


Il est logique, au regard du fonctionnement du cerveau.

 

Et comprendre cela est souvent le premier pas pour commencer à se traiter avec plus de douceur et plus d’amour.

 

2. Pourquoi ignorer les signaux corporels entretient l’alimentation émotionnelle ? 

 

Avec le temps, beaucoup de femmes que j’accompagne me disent la même chose :

 

  • « Je ne sais plus si j’ai faim. »

  • « Je mange sans m’en rendre compte. »

  • « Je ne sais plus quand m’arrêter. »

 

Ce n’est pas une impression. Et ce n’est pas “dans la tête”.

 

Des chercheurs ont montré que notre capacité à percevoir les signaux internes du corps, comme la faim, la satiété ou la fatigue, joue un rôle central dans notre relation à la nourriture.


Cette capacité porte un nom : l’interoception² .

 

Les études montrent que lorsque cette perception est perturbée, notamment par le stress chronique, la fatigue ou une charge mentale élevée, les comportements alimentaires deviennent davantage guidés par :

  • les émotions
  • les habitudes
  • les règles mentales

plutôt que par les besoins réels du corps.

 

Autrement dit, moins on ressent le corps, plus on mange avec la tête… ou avec les émotions.

 

Quand le quotidien coupe de soi

 

Dans une vie rythmée par :

  • les horaires

  • les obligations

  • le travail

  • la famille

  • le “il faut”

le corps passe souvent au second plan.

 

On mange vite. On mange tard. On mange parce que “c’est l’heure”. Ou parce que “c’est le seul moment calme de la journée”.

 

Peu à peu, les signaux internes deviennent plus discrets, non pas parce qu’ils ont disparu, mais parce qu’on a appris à ne plus y prêter attention.

 

Et quand la faim réelle n’est plus clairement perçue, le cerveau se tourne vers ce qu’il sait faire, c'est à dire chercher une solution rapide à un inconfort diffus.

 

C’est là que la nourriture émotionnelle prend plus de place.

 

Comprendre plutôt que se forcer

 

Ce point est essentiel : ce n’est pas en se forçant à “manger normalement” que la situation s’apaise.


Ce n’est pas non plus en ajoutant de nouvelles règles.

 

La recherche montre que réapprendre à ressentir est une étape clé pour sortir de l’alimentation émotionnelle.

 

Cela passe par :

  • ralentir (un peu)

  • observer (sans juger)

  • redonner de la place aux sensations corporelles

 

Pas pour manger “parfaitement”, mais pour commencer à se reconnecter à soi.

 

Et là encore, on touche à une forme d’amour de soi très concrète : celle qui consiste à écouter plutôt que contrôler.

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3. Pourquoi s’interdire certains aliments entretient le cycle émotionnel ?

 

Beaucoup de femmes pensent que pour aller mieux avec la nourriture, il faut encore mieux se contrôler. Mieux résister. Mieux s’interdire.

 

Et pourtant, la science montre exactement l’inverse.

 

Des chercheurs ont mis en évidence que la restriction cognitive³, c’est-à-dire le fait de s’interdire mentalement certains aliments, augmente le risque de perte de contrôle alimentaire, en particulier dans les périodes de stress ou de fatigue émotionnelle.


Cette étude, devenue une référence, montre que plus une personne cherche à contrôler son alimentation par des règles strictes, plus elle devient vulnérable aux épisodes de craquage dès que la pression émotionnelle augmente.

 

Quand le plaisir devient une menace

 

Lorsque certains aliments sont perçus comme :

  • “interdits”

  • “dangereux”

  • “pas raisonnables”

 

ils prennent une place disproportionnée dans la tête.

 

Le corps ne comprend pas les règles moralesIl comprend seulement :

  • le manque

  • la frustration

  • la tension

 

Et quand ces aliments “plaisir” sont consommés, souvent après avoir résisté longtemps, le cerveau interprète cela comme un échec. La culpabilité s’installe. La confiance diminue.

 

Et très souvent, une pensée apparaît :
« Foutu pour foutu... »
Ce qui crée une compulsion parfois gargantuesque.

 

Ce fonctionnement n’est pas un manque de volonté mais bien une conséquence directe de la restriction.

 

Le lien avec l’hyper-contrôle

 

Quand on a passé beaucoup de temps à se contrôler, comme nous l’avons exploré tout au long du mois de janvier dans chaque newsletter, l’idée de “lâcher prise” peut faire peur.

 

Alors on oscille :

  • soit on se restreint encore plus

  • soit on se laisse complètement aller

 

Ce fonctionnement en tout ou rien est typique des personnes très exigeantes avec elles-mêmes, souvent animées par le besoin de bien faire, de ne pas se tromper, d’être irréprochables.

 

Mais la science montre que ce n’est pas le plaisir qui pose problème, c’est la peur qui l’entoure.

 

Se respecter plutôt que se priver

 

Les recherches plus récentes confirment que lorsque la relation à la nourriture devient moins rigide et surtout
moins basée sur l’interdit, la confiance revient progressivement.

 

Cela ne signifie pas manger sans repères. Cela signifie apprendre à manger avec respect, plutôt qu’avec peur.

 

Et là encore, on touche à une forme très concrète d’amour de soi : celle qui consiste à se faire confiance, plutôt qu’à se surveiller en permanence.

 

4. Pourquoi la douceur envers soi favorise des comportements alimentaires plus stables ?

 

Pendant longtemps, on a cru que pour changer ses comportements, il fallait être plus stricte. Plus exigeante. Plus dure avec soi-même.

 

Or, la recherche scientifique montre aujourd’hui quelque chose de très différent.

 

Des chercheurs ont mis en évidence que la bienveillance envers soi, ce que l’on appelle l’auto-compassion, est associée à une relation plus apaisée à la nourriture et à moins de comportements alimentaires compulsifs.

 

Cette étude montre que les personnes qui se traitent avec plus de compréhension et moins de jugement :

  • mangent davantage en lien avec leurs signaux internes

  • ressentent moins de culpabilité après avoir mangé

  • ont une relation plus stable et plus souple à l’alimentation

 

Bienveillance ≠ laxisme

 

C’est un point important, car il y a souvent une confusion.

 

Être bienveillante avec soi ne signifie pas :

  • se laisser aller
  • manger sans conscience
  • abandonner toute structure

 

La bienveillance n’est pas l’absence de cadre. C’est l’absence de violence intérieure.

 

Lorsque l’erreur n’est plus vécue comme une faute, le corps sort progressivement de l’état d’alerte.

 

Et quand le système nerveux se calme, le besoin de compenser par la nourriture diminue naturellement.

 

Quand la peur recule, la confiance revient

 

En psychologie positive, les chercheurs observent que l’auto-compassion agit comme un facteur de protection émotionnelle.


Elle permet de :

  • traverser une émotion sans se juger

  • faire un choix imparfait sans s’effondrer

  • continuer son chemin sans entrer dans le “tout ou rien”

 

C’est exactement l’inverse du fonctionnement basé sur la peur.

 

Et dans la relation à la nourriture, ce changement est majeur : moins de peur → moins de tension → moins de compulsions.

 

Une autre définition de l’amour de soi

 

S’aimer, dans ce contexte, ce n’est pas se féliciter en permanence.


Ce n’est pas non plus “faire des efforts”.

  • C’est apprendre à se parler autrement.

  • C’est remplacer le contrôle par le respect.

  • C’est accepter que le chemin se fasse par essais, ajustements, apprentissages.

 

Et c’est souvent à partir de là que la relation à la nourriture commence réellement à s’apaiser.

 

A retenir

 

Si la nourriture prend parfois une place trop importante, ce n’est pas parce que tu manques de volonté.

 

C’est souvent parce que :

  • tes émotions ont besoin d’être apaisées

  • ton corps n’est plus vraiment écouté

  • le contrôle et les interdits ont fragilisé la confiance

  • la fatigue et la pression prennent trop de place

 

La science montre que :

  • manger peut calmer une émotion… mais seulement temporairement

  • ignorer les signaux corporels favorise l’alimentation émotionnelle

  • s’interdire des aliments augmente le risque de perte de contrôle

  • se traiter avec plus de bienveillance favorise une relation plus stable à la nourriture

 

Autrement dit, le problème n’est pas la nourriture. Le problème n’est pas ton corps.

 

Ce qui a besoin d’évoluer, c’est la relation que tu entretiens avec toi-même.

 

Apprendre à se traiter avec amour, ce n’est pas :

  • lâcher toute structure

  • manger sans conscience

  • arrêter de prendre soin de soi

 

C’est :

  • écouter plutôt que forcer

  • respecter plutôt que contrôler

  • avancer sans se juger

  • accepter que le chemin se fasse par essais, ajustements et apprentissages

 

Et quand la peur recule, la relation à la nourriture commence, doucement, à s’apaiser.

 

Ton exercice pratique

 

Cet exercice n’a aucun objectif de réussite. Il n’est pas là pour “mieux manger”. Il est là pour mieux s’écouter.

 

>>>Tu peux le faire sur un seul repas.
>>>Ou même sur une seule bouchée.

 

 

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Étape 1 – Avant de manger (10 secondes suffisent)

 

 

Avant de commencer ton repas, prends un instant pour te poser cette question, sans chercher de bonne réponse :

 

“De quoi ai-je le plus besoin là, maintenant ?”

 

Ce besoin peut être :

  • du calme
     

  • une pause
     

  • de la chaleur
     

  • du réconfort
     

  • de l’énergie
     

  • ou simplement de manger

 

Tu n’as rien à changer. Juste à remarquer.

 

 

Étape 2 – Pendant le repas (sans contrôle)

 

 

Pendant que tu manges, observe simplement :

  • comment tu manges (vite / lentement)

  • ce que tu ressens dans ton corps

  • si le plaisir est présent, absent ou variable

 

Sans analyser. Sans corriger. Sans commenter.

 

Si ton mental repart dans le jugement, remarque-le… et reviens à ton corps.

 

 

Étape 3 – Après le repas (1 phrase suffit)

 

 

Une fois le repas terminé, termine par cette phrase, à l’oral ou à l’écrit :

 

“Aujourd’hui, je me suis traitée comme j’ai pu, avec les ressources que j’avais.”

 

Pas besoin d’aller plus loin. Pas besoin de tirer une leçon.

 

Cet exercice est important 

 

Parce qu’il ne cherche pas à changer ton comportement. Il cherche à changer la relation que tu entretiens avec toi-même.

 

Et c’est souvent à partir de là que :

  • la pression diminue

  • la confiance revient

la nourriture perd peu à peu son rôle de compensation

 

Ce n’est pas un exercice à faire parfaitement. C’est un point de départ.

 

Un pas vers plus de respect. Un pas vers plus de douceur. Un pas vers une relation plus apaisée avec toi… et avec la nourriture.

 

En conclusion

 

Si tu te reconnais dans ce que tu viens de lire, si tu sens que la nourriture prend parfois une place trop importante quand les émotions débordent, et si tu as envie de comprendre plutôt que de te battre encore…

 

Je t’invite à participer à mon webinaire gratuit.

 

Dans ce webinaire, je t’explique :

  • pourquoi la nourriture devient si souvent un refuge émotionnel

  • pourquoi le contrôle et les restrictions ne fonctionnent pas sur la durée

  • et surtout comment commencer à apaiser ta relation à la nourriture sans te juger,
    sans régime, et sans te faire violence.

 

C’est un espace pour mettre de la clarté, comprendre ce qui se joue vraiment, et poser les premières bases d’un changement durable.

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Positivement
Sylvie Bulot - La Coach Positive

Coach neuro-nutrition et psychologie positive

Conférencière

Autrice Miam ! Bien manger sans me prendre la tête